Respectons l’horaire !

22 février 2019
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A partir d’un certain âge, l’adolescent obtient de ses parents la sortie jusqu’à 22 heures. Ce qui se traduit par un 22h30 dès la première fois avec une excuse tout à fait recevable, même s’il est bien rappelé que l’on ne recommencera plus.

Au fil des soirées, avec une complaisance parentale, les 22h30 affichent 23 heures puis minuit, pour terminer bien au-delà. On décide d’abord de supprimer les horaires, puis les montres et finalement rentrons ou ne rentrons plus, avec les inquiétudes, le désarroi, pire le découragement, ainsi vécu. Petit à petit, nous avons supprimé d’abord les cadrans solaires de nos clubs, jugés impossibles à lire, suppression recevable, puisque le soleil ne brille pas toujours, puis les horloges jugées inaccessibles, puis les tocantes jugées surannées, et même la montre dernier modèle.

Il est grand temps de remonter le réveil, certes avec une sonnerie compréhensive, large d’esprit, douce. Car de suppression en suppression d’obligations tolérables, admissibles, de poule de 12 à pourquoi pas 14, de réserve à 15, à 12, à 10, à 7, à 5, pourquoi pas zéro, de rassemblement à 2, à 3 , à 4, à 5 clubs, pour faire une équipe de 20 jeunes, c’est notre rugby qui décline, s’amenuise, un championnat régional qui se désagrège.

Si nous n’essayons pas de remettre les pendules à la bonne heure pour tous, le réveil sera implacable, inexorablement drastique. Avant cette situation, fixons nous des horaires acceptables, et rentrons à l’heure fixée.

JF CONTANT.